• Auteur : Jessica Townsend

    Tome 1

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : happy

    Résumé : Morrigane Crow est née le jour du Merveillon, ce qui signifie deux choses : 1. Elle est maudite.
    2. Elle est condamnée à mourir à minuit le jour de ses onze ans.
    Son cercueil l'attend.
    Elle est sauvée in extremis par un homme étrange qui l'emmène dans le royaume magique de Nevermoor...

    Ce livre me narguait depuis longtemps, et quand l'occasion de le lire s'est présentée, je ne me suis pas fait prier ! Verdict ? J'ai adoré ! Pour la première fois depuis longtemps, j'ai vraiment l'impression que cette série pourrait s'inscrire dans la droite ligne de Harry Potter, même si les univers sont totalement différents. On sent que l'auteur a voulu se démarquer en créant un univers vraiment original, et on sent également qu'elle en maîtrise tous les codes.

    Morrigane est une héroïne attachante, et ce dès les toutes premières lignes, mais elle n'est pas la seule. J'ai adoré Jupiter Nord, mais également Fenestra, la Magnifichatte (chatte géante dotée de parole !)... L'hôtel Deucalion lui-même est attachant dans son extravagance, notamment avec ce lustre cassé qui repousse tout seul et les chambres qui changent de décoration tous les jours. Même Jack et son fichu caractère finissent par attirer la sympathie !

    J'ai enchaîné les chapitres sans voir le temps passer, et je me suis félicitée d'avoir le tome 2 dans ma PAL quand je suis arrivée à la dernière page ! Pour ce que je peux en juger par ce tout premier volet, cette série a tout le potentiel pour suivre les traces du petit sorcier à lunettes, et on a aucun mal à s'imaginer ce que ça pourrait donner sur un écran de cinéma !

    Une jolie découverte, qui évite les facilités de la littérature jeunesse et qui mérite clairement le détour !


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  • Auteur : D.D. Everest

    Tome 2

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : happy

    Résumé : Archie Greene, qui a le don de parler aux livres, continue à se former au Musée des Collections magiques. Seulement il apprend que le Livre des Charmes, le recueil qui protège le Musée, est en train de s'effacer ! Il faut le réécrire de toute urgence, sans quoi tous les livres magiques disparaîtront. Avec ses cousins et d'autres apprentis, Archie va fonder le club des Alchimistes. Ensemble, ils vont essayer de reconstituer la formule de l'Azoth, cette encre indélébile qui permet d'écrire de la magie..

    J'avais beaucoup apprécié ma première rencontre avec le jeune Archie Greene et ses amis, c'est donc tout naturellement que j'ai eu envie de lire le second volet de leurs aventures. Verdict ?

    Un tome peut-être un peu moins passionnant que le précédent, mais finalement bien sympathique. Evidemment, il y a une petite impression de déjà-vu, mais l'ensemble arrive toutefois à surprendre !

    La révélation sur les origines de Archie est assez facile à prévoir, néanmoins elle ajoute une touche de suspense à l'histoire et on devine bien que l'avenir du jeune magicien va être compliqué !

    L'écriture est agréable, fluide, mais mériterait d'être un peu moins dans l'action et un peu plus dans la description, notamment pour donner plus d'épaisseur à cet univers que l'on devine riche mais qui n'est évoqué que par petites touches.

    En bref, un bon roman jeunesse, qui arrive à garder une certaine originalité tout en surfant sur un thème connu.


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  • Auteur : Thierry Bizot

    Genre : littérature

    Avis rapide : smile

    Résumé : Éric Sadge se réveille un jour dans un lit d’hôpital, après un léger accident de voiture dont il ne se souvient pas. Un médecin lui annonce qu’il n’a pas trente-cinq ans comme il semble le penser, mais cinquante et un ans, et que nous sommes en 2017, pas du tout en 2001... Éric Sadge apprend alors qu’il souffre d’une amnésie qui lui a fait oublier les seize dernières années de sa vie. Il va découvrir avec stupeur que son fils est devenu un jeune homme de vingt-trois ans, que pendant ces seize années qui se sont effacées de sa mémoire il a quitté sa femme pour une autre, que son père est mort en lui laissant un drôle de secret, et que sa carrière a pris un tour spectaculaire… Outre tous les changements les plus récents de notre époque qui l’étonnent et le laissent désemparé, Éric Sadge va s’apercevoir qu’il n’est pas l’homme qu’il croyait être : derrière le personnage bien sous tous rapports se cache peut-être un meurtrier...

    J'ai découvert ce livre (et par la même occasion son auteur) via NetGalley, et je dois avouer que, sans ce partenariat, je n'aurais probablement jamais eu la curiosité de le lire. C'est un peu le problème quand on a tendance à rester fidèle à un genre littéraire ! Car finalement, il aurait été dommage de ne pas lire ce roman à la fois sympathique et intelligent, qui pose la question des souvenirs, du temps qui passe, de la construction d'une vie... 

    Au premier abord, le personnage principal peut sembler antipathique, mais au fil des pages, on finit par l'apprécier et par ressentir une certaine affection pour lui. Gros bonus, tous les personnages, même les plus secondaires, sont réalistes dans leur psychologie et leur façon de se comporter. C'est plutôt rare dans ce type de roman ! Mention spéciale pour Catherine, que j'ai trouvée vraiment attachante dans son rapport au temps qui passe !

    J'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie d'Eric Sadge, et je suis arrivée au bout du livre sans m'en rendre compte. La plume de l'auteur est très fluide, je n'ai eu aucun sentiment de longueur ou de répétition. Seul petit reproche : le manque de situations cocasses ! Je me serais attendue à davantage de quiproquos, notre héros ayant quand même oublié 16 années de sa vie. J'ai trouvé qu'au final il s'en sortait un peu trop bien et ne commettait pas trop d'impairs, ce qui nuit un peu au réalisme de l'intrigue.

    En revanche, la petite touche de roman policier est la bienvenue, et la révélation finale est plutôt bien amenée !

    Je n'hésiterai pas à lire les autres livres de l'auteur !


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  • Auteur : Robin Cook

    Genre : science-fiction

    Avis rapide : sarcastic

    Résumé : Tout commence par un mystérieux disque noir, fait d'une matière inconnue, avec lequel un étudiant californien, Beau, se blesse au doigt en l'examinant. Pris d'une violente fièvre, Beau se rétablit très vite... mais son comportement n'est plus le même. à la fois euphorique et incohérent, il commence à inquiéter sérieusement Cassy, son amie. Et l'épidémie se répand. Ceux qu'elle ne tue pas, à leur tour, changent de personnalité, pour s'agréger bientôt à une sorte de secte prosélyte, qui se répand dans le monde entier, cherchant à contaminer les autres. D'où provient ce virus redoutable ? Quelle puissance invisible s'exerce à travers lui, cherchant à sélectionner les humains et à les transformer en les mettant à son service ? Sheila, médecin hospitalier, Jonathan, informaticien, et quelques autres vont prendre conscience du danger et mettre en commun leurs forces pour contrer ce virus dont ils ne savent qu'une chose : il n'est pas d'origine terrestre. Maître du thriller médical, Robin Cook rejoint ici l'anticipation. Une anticipation qui, à l'heure des épidémies nouvelles et des manipulations biotechnologiques, pourrait bien n'être pas invraisemblable...

    J'ai chargé ce livre sur ma liseuse parce que le titre m'a rappelé le téléfilm inspiré du roman que j'avais vu il y a bien longtemps, et dont je gardais un bon souvenir. Au final... Eh bien pour une fois, j'ai largement préféré la version télé !

    Je connais bien l'auteur car j'ai lu pas mal de ses romans quand j'étais ado, ce qui est étonnant quand on sait que le monsieur aime écrire sur le milieu médical et que j'ai précisément la phobie de tout ce qui ressemble à un médecin, un hôpital ou une aiguille. Ici, on est clairement dans la science-fiction, et je dois dire que ce n'est guère convaincant, surtout dans la seconde partie du roman. Les choses s'enchaînent de façon plutôt prévisible, et la solution pour éradiquer le fléau est trouvée avec une facilité déconcertante. Mention spéciale au super laboratoire souterrain qui permet à nos scientifiques improvisés de mener à bien leurs recherches : un complexe militaire abandonné en état de fonctionnement avec des tas de virus, bactéries et autres joyeusetés en libre-service, avouez que c'est quand même gros !

    Les personnages manquent cruellement d'épaisseur, on nous présente Cassy et Beau comme "fiancés" mais au final Cassy a vite fait de renoncer à sauver son prétendant. Jonathan accepte très facilement la disparition de ses parents. Sheila ne semble pas spécialement inquiète pour d'éventuels proches. Bref... Dans mes souvenirs, les héros du téléfilm étaient beaucoup moins lisses.

    Quant à la fin, elle est...abrupte, à tel point que j'ai d'abord cru que mon fichier avait un problème !

    En bref, une lecture qui intrigue pendant les premiers chapitres, puis qui sombre dans la facilité et peine à convaincre... 


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  • Série : the Effigies

    Tome 3

    Auteur : Sarah Raughley

    Genre : fantastique

    Avis rapide : wink2

    Résumé : Quel est le plus dangereux : le feu qui couve en elle ou les souvenirs qui menacent de s'emparer de son esprit ?  Le monde est en proie au chaos. Et ce ne sont pas les Effigies, ces jeunes femmes dotées chacune d'un pouvoir unique lié aux quatre éléments, qui semblent capable d'y mettre fin... Car, aux yeux de tous, Maia est une traîtresse. Sa jumelle June, revenue d'entre les morts, sème le chaos et la dévastation partout où elle passe. Tout le monde s'imagien donc que la jeune Effigie est passée à l'ennemi et travaille main dans la main avec Saul.  Belle a quitté le groupe, Chae Rin et Lake ont disparu, la Secte, désormais démantelée, est remplacée par une organisation aux buts terrifiants, toujours sous l'égide de Blackwell. Tout autour du globe, les Effigies sont recherchées pour leurs crimes. Et Maia ? Personne n'en a entendu parlé depuis des semaines. Pourtant, découvrir le lien mystérieux qui uni Saul, Blackwell et les Spectres est désormais d'une urgence vitale – sinon, il ne restera bientôt plus rien du monde que les Effigies ont lutté, génération après génération, pour sauver du désastre...  Quatre filles, quatre pouvoirs : le dernier rempart contre les ténèbres ! Girl power, souvenirs résurgents et légendes anciennes, découvrez une course contre la montre épique qui couvre le monde entier... 

    Ouf ! J'ai ENFIN pris le temps de terminer la trilogie des Effigies, dont j'avais énormément apprécié les deux premiers tomes ! Quant à ce tome-ci...

    Pour commencer, je dois admettre que c'est rarissime, mais j'ai été fortement impressionnée par la taille monumentale de ce bouquin (quasi 700 pages) ! Et du coup, j'ai préféré le lire en version numérique ! C'est bien la première fois que je me détourne de l'exemplaire papier pour lui préférer le format sur liseuse, mais avouons que niveau confort de lecture, c'est nettement mieux !

    En ce qui concerne l'histoire en elle-même, j'étais ravie de retrouver Maia et les autres, cependant j'ai eu du mal à vraiment rentrer dans l'histoire. J'aurais du mal à expliquer pourquoi. Je n'étais pas vraiment perdue, je me souvenais plutôt bien des tomes 1 et 2, mais j'ai trouvé que ce troisième volet manquait parfois un peu d'entrain et d'énergie, exception faite de la partie finale qui, elle, est très prenante.

    Il y a des ficelles un peu trop grosses, même pour un livre de ce genre, et par exemple le coup de la sœur jumelle diabolique est un peu trop facile. De même, j'ai trouvé que l'ensemble était finalement trop gentillet, je me serais attendue à une issue plus sanglante pour un ou deux personnages. Disons que c'est mon côté psychopathe qui s'exprime !

    La lecture a été agréable dans l'ensemble, mais j'ai parfois été perdue, notamment dans les scènes de divination, et dans cet imbroglio Alice/Saul/Nick. Le rythme m'a semblé entravé par des longueurs quelque peu inutiles, qui ressemblaient un peu à du remplissage et n'apportaient finalement rien de plus à l'intrigue.

    Bizarrement, dans l'ensemble, le personnage auquel je l'ai plus adhéré est celui de Belle. Maia m'a semblée nettement trop lisse et prévisible, Lake et Chae Rin sont plutôt en retrait et sont finalement un peu trop caricaturales. L'esprit de groupe n'est finalement présent qu'à la toute fin du roman, parce que Maia a quelque peu tendance à voler la vedette à ses copines.

    Bref, sans être une déception totale, je reconnais avoir tout de même préféré les deux premiers tomes, qui tombaient moins dans la caricature.

    Mention spéciale tout de même pour la fin du roman, que j'ai clairement adoré, et qui pourrait laisser supposer (peut-être...) une éventuelle suite !


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  •  

    Auteur : Heidi Perks

    Genre : thriller psychologique

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

     

    Je suis rarement surprise par les thrillers que je lis, probablement parce que j'ai l'esprit un peu machiavélique et que j'ai toujours tendance à flairer ce que l'auteur manigance. Mais pour le coup, j'avoue avoir été totalement bluffée par ce titre !

    Dès le départ, j'ai été intriguée par la personnalité des deux protagonistes principales, Harriet et Charlotte. Harriet, au départ, m'a agacée de par sa passivité, son tempérament anxieux (ce qui est rigolo, sachant que niveau anxiété je ne suis pas mal non plus...), son apparente incapacité à décider de quoi que ce soit... Charlotte, elle, m'a fait pitié, car elle subit dès la disparition d'Alice le rejet d'une communauté qu'elle pensait unie, tout en se faisant son propre procès.

    Soyons honnête, dans la première partie du roman, j'ai vraiment, vraiment eu des doutes quant à l'état mental de Harriet, ne sachant pas trop si cette impression de "folie" venait de ce qu'elle subissait (la disparition de sa fille unique) ou si le mal était plus ancien.

    Heureusement, au fil de la lecture, j'ai compris que les choses étaient plus complexes que ça. Mais comme je ne veux pas dévoiler le mystère aux lecteurs n'ayant pas encore ouvert le livre, je dirais juste une chose : attendez-vous à être surpris, et pas qu'un peu !

    Je dois dire que mon sentiment de pitié pour Charlotte n'a fait que grossir au fur et à mesure que je comprenais les tenants et les aboutissants de cette affaire. Pauvre Charlotte, c'est finalement elle la principale victime dans l'histoire ! Et à sa place, je pense que j'aurais très, très, très mal réagi : je l'ai trouvée très stoïque, très digne, et la fin m'a laissé une certaine impression de malaise.

    Un excellent thriller psychologique, sans une goutte de sang mais avec une grande violence malgré tout. Du genre qu'on ne voit pas, mais qui détruit, petit à petit...

    Un énorme merci à NetGalley et aux Editions Préludes pour cette belle découverte. Il va sans dire que je lirai les autres romans de l'auteur.

     


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  • Auteur : Karen Thompson Walker

    Genre : littérature générale, fiction

    Avis rapide : money

    Résumé : Dans une petite ville universitaire de Californie du Sud, la vie des habitants est soudain transformée par un mystérieux phénomène que personne ne peut expliquer ni contrôler. La population sombre dans un profond sommeil d'où nul n'arrive à sortir. Et pendant ce temps, tous rêvent... Les personnages s'entrecroisent. Mei, la première confrontée à ce mal, découvre sa colocataire endormie, et la fait hospitaliser. Sarah et Libby, deux jeunes soeurs partageant la vie de leur père atteint de catastrophisme, vont en son absence apprendre à faire face à la réalité. Ben et Annie, enseignants venus de Brooklyn avec leur bébé, tentent d'échapper à la menace en franchissant le cordon sanitaire imposé par la police. En vain. Ce récit à la puissance romanesque captivante emporte le lecteur dans un univers où se mêlent le rêve et la réalité, comme dans la célèbre comédie de Shakespeare, Le Songe d'une nuit d'été.

    (J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat NetGalley, mais j'ai volontairement mis le résumé d'Amazon, car le résumé de NetGalley dévoilait la moitié de l'intrigue...)

    J'avoue avoir abordé ce livre comme un thriller, et c'est sûrement pour cela que j'ai été un peu désarçonnée par la fin... Car en fait, il s'agit bien là d'un roman littéraire, sans lien aucun avec l'univers du thriller. Pour autant, passé ce petit instant de perplexité devant l'ultime chapitre, j'ai apprécié ce voyage dans la petite ville de Santa Lora en compagnie des différents personnages. Ma préférence va à Sarah et Libby, mais aussi à Mei. J'ai moins accroché avec Annie et Ben, jeunes parents dépassés par les événements et perdus dans leur relation...

    L'histoire est captivante dès les premières lignes, et on a vraiment du mal à savoir quoi en attendre. Malgré ce flou artistique, on se surprend à enchaîner les chapitres, et à partager un peu du quotidien perturbé des protagonistes. Petit reproche, j'ai trouvé que l'auteur insistait un peu trop sur la dimension onirique (normal, vu le titre...) et pas assez sur l'impact dans le monde réel. On parle bien de pillage à un moment donné, mais ça reste superficiel et plutôt gentillet dans la forme. De ce fait, ça perd beaucoup en crédibilité, mais au final je pense que l'auteur ne cherchait absolument pas à ancrer son histoire dans la réalité.

    La fin est très (trop ?) ouverte, ce qui est un peu frustrant... La dimension fantastique qui apparaît dans les derniers chapitres laisse place à différentes interprétations, mais j'aurais bien aimé que l'auteur nous fournisse la sienne, plutôt que de nous laisser libre de choisir la nôtre.

    J'ai passé un bon moment de lecture et je remercie NetGalley et les Editions JC Lattès pour ce partenariat !

     

     


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  • Auteur : Emile Gauthier & Sébastien Lévesque

    Genre : histoires vraies

    Avis rapide : 

    Résumé : La face cachée d'Internet recèle de bien étranges histoires... Distorsion est un podcast québécois qui traite d'histoires étranges qui sont nées sur le web et sont alimentées par une communauté d'internautes avides de sensations fortes. 

    Dans ce livre , vous trouverez une sélection de 13 histoires de true crime, dark web, disparitions et légendes urbaines parmi les 60 existantes :8 histoires des plus populaires du podcast,  et 5 totalement inédites. pour lesquelles le web s'enflamme, et qui se sont déroulées aux quatre coins de la planète.  Ces histoires savamment élaborées répondent en tous points aux attentes des lecteurs en quête de mystères et de suspense. 

    Quand j'avais une douzaine d'années, j'étais fan des recueils de Pierre Bellemare, et j'ai depuis conservé un plaisir coupable pour ce genre de livres. C'est donc tout naturellement que ce titre est arrivé sur ma liseuse. Je ne connaissais pas du tout les deux auteurs, et encore moins leur podcast qui semble avoir une certaine audience auprès des francophones. J'écoute très peu la radio, et jamais de podcasts, ceci doit expliquer cela.

    Malgré tout, quelques-unes de ces histoires ne m'étaient pas inconnues, puisqu'ayant fait l'objet d'un battage médiatique ici dans l'Hexagone. C'est notamment le cas de l'affaire dite "Xavier Dupont de Ligonnès"... Les auteurs présentent les faits sans chercher à se donner des allures de détective, et j'avoue que j'ai plutôt apprécié ce choix. Ils insistent surtout sur les liens des différents dossiers traités avec le monde numérique, ou sur l'impact que certaines affaires ont pu avoir sur les réseaux sociaux. Voire l'inverse, sur le rôle souvent cruel des réseaux sociaux, et sur leur pouvoir de nuisance, par exemple pour cette pauvre Amanda Todd, dont j'avais déjà entendu le nom sans pour autant avoir eu tous les éléments en main.

    Evidemment, ce n'est pas de la grande littérature, mais j'ai trouvé la tonalité choisie intéressante et dépourvue de voyeurisme. Quelque part, les auteurs cherchent à faire prendre conscience à leurs lecteurs des dangers et de la puissance du Net, et j'aurais tendance à dire qu'il faudrait au moins faire lire l'histoire d'Amanda Todd aux lycéens, pour leur faire prendre conscience des dangers auxquels ils peuvent s'exposer sans le savoir.


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  • Auteur : Jennifer Chambliss Bertman

    Tome 1

    Genre : aventure / jeunesse

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Un livre caché. Un message codé. La chasse peut commencer. Émily est une passionnée de la Chasse aux livres, un jeu créé par son idole, le célèbre éditeur californien Garrison Griswold. Il s'agit de décrypter des messages codés pour trouver l'emplacement de livres cachés ! Mais lorsqu'elle emménage avec ses parents à San Francisco, patrie de la Chasse aux livres, elle est choquée d'apprendre que M. Griswold a été agressé alors même qu'il allait lancer une nouvelle quête livresque d'une ampleur inédite. À elle et à ses amis de jouer !

    Ce livre m'intriguait depuis sa parution, et lorsque j'ai pu me le procurer au format numérique, je n'ai pas hésité bien longtemps ! Verdict ?

    Voilà un petit roman jeunesse bien sympathique, qui nous entraîne dans une passionnante chasse aux livres avec une héroïne attachante ! La thématique est plutôt originale, avec un air de chasse au trésor, et en même temps on sent que l'auteur veut transmettre à ses jeunes lecteurs sa passion pour la lecture. Malgré le public visé, le lecteur adulte peut y trouver son compte : le style n'est pas trop enfantin, les péripéties s'enchaînent avec une certaine vraisemblance, et l'ensemble se dévore en quelques petites heures.

    Il est évident que je lirai les tomes suivants !

    A noter que si Book Scavanger est à la base une invention, l'idée a donné lieu à une vraie chasse aux livres à travers les USA ! Je ne peux qu'adhérer au concept !

     


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  • Auteur : Sarah Morant

    Genre : young adult, romance

    Avis rapide : sarcastic

    Résumé : Alizée est atteinte du syndrome d’Asperger, un trouble génétique qui ne touche qu’une personne sur deux cents. Heureusement, elle peut compter sur Blaise, son frère jumeau, pour l’accompagner en toutes circonstances et la protéger de l’incompréhension des autres. Alizée a toujours besoin de post-it pour savoir comment réagir avec eux : ne pas parler trop fort, rire au bon moment… D’ailleurs, c’est plutôt eux qui sont les plus difficiles à comprendre, pas elle ! Quand on n’a pas les codes, le monde est très compliqué à comprendre. Et quand on ne comprend pas le monde, comment peut-on se comprendre soi-même ? Dans son nouveau lycée, loin de l’agitation de Paris et du harcèlement dont elle a autrefois été victime, Alizée se sent revivre. Peut-être qu’un jour elle trouvera quelqu’un qui ne cherchera pas à la rendre normale. Quelqu’un avec qui elle n’aura pas besoin de ces fichus post-it. Et si c’était Zachary, cet éternel solitaire qui semble ne pas être insensible au charme tout particulier de la jeune fille ? Mais, pour que l’étincelle entre Alizée et Zach s’épanouisse, encore faut-il que la jeune Asperger comprenne ses sentiments, et que son frère cesse de la surprotéger. Les adolescents vont ainsi s’engager ensemble dans une longue route vers la confiance et l’acceptation de la différence.

    L’Asperge aborde un sujet puissant et émouvant, questionnant l’identité adolescente et la notion de normalité. Avec humour et fraicheur, Sarah Morant déconstruit l’archétype du héros pour donner voix « à toutes les personnes qui voient le monde différemment et le rendent plus beau ».

    Avant toute chose, OBJECTION, votre Honneur ! Le passage du résumé que j'ai mis en rouge m'a fait sauter de ma chaise : réduire Asperger à un trouble génétique est un peu trop facile ! Même les spécialistes de la question s'accordent à dire que la génétique est loin de tout expliquer ! En résumé, Asperger, ce n'est pas la trisomie 21, ça ne se décode pas dans l'ADN ! Fin de l'objection.

    Je lis rarement des romans consacrés à Asperger, parce que, soyons francs, je m'y reconnais difficilement. Les auteurs semblent prendre plaisir à caricaturer les Aspies, soit sous les traits de gosses à tendance psychopathe, soit sous ceux de petits génies mal dans leur peau. Le juste milieu ne semble pas facile à trouver, mais j'ai voulu donner une chance à ce titre, et c'est pourquoi j'ai postulé pour le lire. Verdict ?

    Eh bien, je confirme que ce fameux juste milieu est porté disparu au champ d'honneur...

    Attention, je ne peux pas dire que j'ai détesté ma lecture. Au contraire, je l'ai plutôt appréciée. L'auteur a une plume agréable, les personnages sont sympathiques, les chapitres s'enchaînent tout seuls, et le message principal (sur la tolérance) est bien porté. Mais...

    Disons-là franchement, je ne me suis pas reconnue une seule seconde dans Alizée. Exception faite de ses crises de panique et de sa répulsion à être touchée... Encore que... J'ai grimacé à certains moments, car finalement Ali supporte plutôt bien le contact, celui de son frère, de ses parents, de son amie Capucine... Personnellement, et même du haut de mes 37 ans, je sais que j'ai horreur qu'on me mette une main sur l'épaule, à tel point que, même maintenant, avec le recul et la maturité, ça me donne envie de hurler (et de flanquer mon poing dans le nez du malotru, même si ce malotru fait partie de mon cercle familial...)...

    De bout en bout, Ali m'a semblé bien trop sociable, ou du moins à la recherche d'une certaine sociabilité. Je sais bien que tous les Aspies ne sont pas aussi ermites que moi, mais là, ça me semblait extrême. Imaginer une Asperger qui va copiner avec la petite sœur de son petit ami potentiel et qui, d'emblée, va s'allonger sur le lit de la dite petite sœur pour manger du pop-corn devant une série, c'est vraiment quelque chose qui me semble surréaliste, à moi qui n'ai jamais été capable de mettre un orteil dans la chambre de qui que ce soit, et encore moins d'avoir l'air aussi détendue devant quelqu'un que je ne connais quasi pas ! Ce n'est pas le seul passage qui m'a fait tiquer... Tout du long, j'ai trouvé qu'Alizée cherchait trop à se normaliser, à tel point que son image d'Asperger se troublait. Je trouve que ça fausse grandement le message principal sur la tolérance, justement. A côté de ça, j'ai trouvé tous les personnages trop gentils, trop lisses. Même ceux issus du passé d'Ali ne sont finalement pas si méchants, quand on y pense. L'accumulation de toute cette bienveillance rend l'histoire un peu trop mièvre par moments, et surtout, ça altère beaucoup le réalisme du récit.

    Le personnage d'Alizée est sympathique, ses réflexions sont intéressantes, parfois plutôt justes, mais si je l'avais croisée pour de vrai, je ne pense pas que je l'aurais identifiée comme Asperger. Les scènes où elle va manger à l'extérieur, par exemple, m'ont parues assez fausses. Les seuls passages où il est mention de surcharges sensorielles (liées au bruit notamment) concernant les épisodes où elle essaie d'aller à une fête (ou la scène de l'alarme incendie). En vrai, je peux témoigner que TOUT dans la vie quotidienne peut provoquer une surcharge, du simple bruit de Klaxon dans la rue à des conversations mêlées à la caisse d'un supermarché. J'ai fui la cantine de mon lycée (pour aller m'enfermer dans une salle de classe et y manger une salade préparée à la maison) dès que j'ai pu, parce que je ne supportais pas le bruit des discussions, le brouhaha ambiant, le claquement des couverts, les bruits de mastication... Et pour le coup, ce n'est pas une exception, c'est même une des principales difficultés rencontrées par les Asperger au quotidien. Ici, je n'ai rien lu de similaire. Certes, Ali se cache sous sa capuche en cas de malaise, mais elle supporte beaucoup plus de choses au quotidien que je ne serais capable de le faire.

    Autre point noir, la routine : c'est essentiel pour un Asperger, et ce n'est pas mentionné ici. Au contraire, la vie d'Alizée m'a semblé peu routinière. Et, enfin, le gros reproche : nulle part il n'est mentionné la fatigabilité extrême des Asperger lorsqu’ils doivent se confronter à une situation sociale ! Après la scène de la fête, d'où Ali se sauve en catastrophe, j'aurais hiberné pendant dix heures (et je me serais payée une maxi migraine par la suite) !

    Et puis, disons-le, j'ai été légèrement agacée par le côté petit génie d'Alizée, qui maîtrise à fond les mathématiques les plus compliquées. J'aimerais bien que, pour changer, on mette en avant un Asperger lambda, sans "super talent". Car rappelons-le, tous les Aspies ne sont pas des génies...et tous les génies ne sont pas des Aspies !

    En bref, même si j'ai apprécié la tonalité de ce roman, et si je n'ai eu aucun mal à en parcourir les chapitres, je ne me suis pas reconnue dans ce livre. Je sais bien que beaucoup d'Asperger aspirent à mener une vie normale, là où j'ai personnellement choisi, depuis longtemps, de ne pas faire semblant et de ne jamais me forcer. Mais même en gardant cela à l'esprit, je ne me suis pas du tout reconnue dans cette vision-là de l'Asperger. Et je n'ai même pas trop compris pourquoi Ali était stigmatisée dans son ancien lycée, car à moi elle m'a semblé plutôt normale ! Si une nouvelle camarade m'avait complimentée sur mes cheveux, je n'aurais jamais eu le réflexe de la complimenter en retour sur sa robe : je me serais demandée si elle se moquait de moi, et au mieux j'aurais grogné un vague merci, au pire je n'aurais rien répondu du tout !

    Ce livre a le mérite de parler d'un syndrome méconnu au grand public, et de faire passer un certain message d'acceptation (de soi et des différences de l'autre) mais j'aurais aimé plus de réalisme. 

    Je remercie NetGalley et les Editions Hachette Romans pour ce partenariat.

     

     


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