• Auteur : Jessica Townsend

    Tome 1

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : happy

    Résumé : Morrigane Crow est née le jour du Merveillon, ce qui signifie deux choses : 1. Elle est maudite.
    2. Elle est condamnée à mourir à minuit le jour de ses onze ans.
    Son cercueil l'attend.
    Elle est sauvée in extremis par un homme étrange qui l'emmène dans le royaume magique de Nevermoor...

    Ce livre me narguait depuis longtemps, et quand l'occasion de le lire s'est présentée, je ne me suis pas fait prier ! Verdict ? J'ai adoré ! Pour la première fois depuis longtemps, j'ai vraiment l'impression que cette série pourrait s'inscrire dans la droite ligne de Harry Potter, même si les univers sont totalement différents. On sent que l'auteur a voulu se démarquer en créant un univers vraiment original, et on sent également qu'elle en maîtrise tous les codes.

    Morrigane est une héroïne attachante, et ce dès les toutes premières lignes, mais elle n'est pas la seule. J'ai adoré Jupiter Nord, mais également Fenestra, la Magnifichatte (chatte géante dotée de parole !)... L'hôtel Deucalion lui-même est attachant dans son extravagance, notamment avec ce lustre cassé qui repousse tout seul et les chambres qui changent de décoration tous les jours. Même Jack et son fichu caractère finissent par attirer la sympathie !

    J'ai enchaîné les chapitres sans voir le temps passer, et je me suis félicitée d'avoir le tome 2 dans ma PAL quand je suis arrivée à la dernière page ! Pour ce que je peux en juger par ce tout premier volet, cette série a tout le potentiel pour suivre les traces du petit sorcier à lunettes, et on a aucun mal à s'imaginer ce que ça pourrait donner sur un écran de cinéma !

    Une jolie découverte, qui évite les facilités de la littérature jeunesse et qui mérite clairement le détour !


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  • Auteur : D.D. Everest

    Tome 2

    Genre : jeunesse / fantastique

    Avis rapide : happy

    Résumé : Archie Greene, qui a le don de parler aux livres, continue à se former au Musée des Collections magiques. Seulement il apprend que le Livre des Charmes, le recueil qui protège le Musée, est en train de s'effacer ! Il faut le réécrire de toute urgence, sans quoi tous les livres magiques disparaîtront. Avec ses cousins et d'autres apprentis, Archie va fonder le club des Alchimistes. Ensemble, ils vont essayer de reconstituer la formule de l'Azoth, cette encre indélébile qui permet d'écrire de la magie..

    J'avais beaucoup apprécié ma première rencontre avec le jeune Archie Greene et ses amis, c'est donc tout naturellement que j'ai eu envie de lire le second volet de leurs aventures. Verdict ?

    Un tome peut-être un peu moins passionnant que le précédent, mais finalement bien sympathique. Evidemment, il y a une petite impression de déjà-vu, mais l'ensemble arrive toutefois à surprendre !

    La révélation sur les origines de Archie est assez facile à prévoir, néanmoins elle ajoute une touche de suspense à l'histoire et on devine bien que l'avenir du jeune magicien va être compliqué !

    L'écriture est agréable, fluide, mais mériterait d'être un peu moins dans l'action et un peu plus dans la description, notamment pour donner plus d'épaisseur à cet univers que l'on devine riche mais qui n'est évoqué que par petites touches.

    En bref, un bon roman jeunesse, qui arrive à garder une certaine originalité tout en surfant sur un thème connu.


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  • Auteur : Thierry Bizot

    Genre : littérature

    Avis rapide : smile

    Résumé : Éric Sadge se réveille un jour dans un lit d’hôpital, après un léger accident de voiture dont il ne se souvient pas. Un médecin lui annonce qu’il n’a pas trente-cinq ans comme il semble le penser, mais cinquante et un ans, et que nous sommes en 2017, pas du tout en 2001... Éric Sadge apprend alors qu’il souffre d’une amnésie qui lui a fait oublier les seize dernières années de sa vie. Il va découvrir avec stupeur que son fils est devenu un jeune homme de vingt-trois ans, que pendant ces seize années qui se sont effacées de sa mémoire il a quitté sa femme pour une autre, que son père est mort en lui laissant un drôle de secret, et que sa carrière a pris un tour spectaculaire… Outre tous les changements les plus récents de notre époque qui l’étonnent et le laissent désemparé, Éric Sadge va s’apercevoir qu’il n’est pas l’homme qu’il croyait être : derrière le personnage bien sous tous rapports se cache peut-être un meurtrier...

    J'ai découvert ce livre (et par la même occasion son auteur) via NetGalley, et je dois avouer que, sans ce partenariat, je n'aurais probablement jamais eu la curiosité de le lire. C'est un peu le problème quand on a tendance à rester fidèle à un genre littéraire ! Car finalement, il aurait été dommage de ne pas lire ce roman à la fois sympathique et intelligent, qui pose la question des souvenirs, du temps qui passe, de la construction d'une vie... 

    Au premier abord, le personnage principal peut sembler antipathique, mais au fil des pages, on finit par l'apprécier et par ressentir une certaine affection pour lui. Gros bonus, tous les personnages, même les plus secondaires, sont réalistes dans leur psychologie et leur façon de se comporter. C'est plutôt rare dans ce type de roman ! Mention spéciale pour Catherine, que j'ai trouvée vraiment attachante dans son rapport au temps qui passe !

    J'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie d'Eric Sadge, et je suis arrivée au bout du livre sans m'en rendre compte. La plume de l'auteur est très fluide, je n'ai eu aucun sentiment de longueur ou de répétition. Seul petit reproche : le manque de situations cocasses ! Je me serais attendue à davantage de quiproquos, notre héros ayant quand même oublié 16 années de sa vie. J'ai trouvé qu'au final il s'en sortait un peu trop bien et ne commettait pas trop d'impairs, ce qui nuit un peu au réalisme de l'intrigue.

    En revanche, la petite touche de roman policier est la bienvenue, et la révélation finale est plutôt bien amenée !

    Je n'hésiterai pas à lire les autres livres de l'auteur !


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  • Auteur : Robin Cook

    Genre : science-fiction

    Avis rapide : sarcastic

    Résumé : Tout commence par un mystérieux disque noir, fait d'une matière inconnue, avec lequel un étudiant californien, Beau, se blesse au doigt en l'examinant. Pris d'une violente fièvre, Beau se rétablit très vite... mais son comportement n'est plus le même. à la fois euphorique et incohérent, il commence à inquiéter sérieusement Cassy, son amie. Et l'épidémie se répand. Ceux qu'elle ne tue pas, à leur tour, changent de personnalité, pour s'agréger bientôt à une sorte de secte prosélyte, qui se répand dans le monde entier, cherchant à contaminer les autres. D'où provient ce virus redoutable ? Quelle puissance invisible s'exerce à travers lui, cherchant à sélectionner les humains et à les transformer en les mettant à son service ? Sheila, médecin hospitalier, Jonathan, informaticien, et quelques autres vont prendre conscience du danger et mettre en commun leurs forces pour contrer ce virus dont ils ne savent qu'une chose : il n'est pas d'origine terrestre. Maître du thriller médical, Robin Cook rejoint ici l'anticipation. Une anticipation qui, à l'heure des épidémies nouvelles et des manipulations biotechnologiques, pourrait bien n'être pas invraisemblable...

    J'ai chargé ce livre sur ma liseuse parce que le titre m'a rappelé le téléfilm inspiré du roman que j'avais vu il y a bien longtemps, et dont je gardais un bon souvenir. Au final... Eh bien pour une fois, j'ai largement préféré la version télé !

    Je connais bien l'auteur car j'ai lu pas mal de ses romans quand j'étais ado, ce qui est étonnant quand on sait que le monsieur aime écrire sur le milieu médical et que j'ai précisément la phobie de tout ce qui ressemble à un médecin, un hôpital ou une aiguille. Ici, on est clairement dans la science-fiction, et je dois dire que ce n'est guère convaincant, surtout dans la seconde partie du roman. Les choses s'enchaînent de façon plutôt prévisible, et la solution pour éradiquer le fléau est trouvée avec une facilité déconcertante. Mention spéciale au super laboratoire souterrain qui permet à nos scientifiques improvisés de mener à bien leurs recherches : un complexe militaire abandonné en état de fonctionnement avec des tas de virus, bactéries et autres joyeusetés en libre-service, avouez que c'est quand même gros !

    Les personnages manquent cruellement d'épaisseur, on nous présente Cassy et Beau comme "fiancés" mais au final Cassy a vite fait de renoncer à sauver son prétendant. Jonathan accepte très facilement la disparition de ses parents. Sheila ne semble pas spécialement inquiète pour d'éventuels proches. Bref... Dans mes souvenirs, les héros du téléfilm étaient beaucoup moins lisses.

    Quant à la fin, elle est...abrupte, à tel point que j'ai d'abord cru que mon fichier avait un problème !

    En bref, une lecture qui intrigue pendant les premiers chapitres, puis qui sombre dans la facilité et peine à convaincre... 


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  • Série : the Effigies

    Tome 3

    Auteur : Sarah Raughley

    Genre : fantastique

    Avis rapide : wink2

    Résumé : Quel est le plus dangereux : le feu qui couve en elle ou les souvenirs qui menacent de s'emparer de son esprit ?  Le monde est en proie au chaos. Et ce ne sont pas les Effigies, ces jeunes femmes dotées chacune d'un pouvoir unique lié aux quatre éléments, qui semblent capable d'y mettre fin... Car, aux yeux de tous, Maia est une traîtresse. Sa jumelle June, revenue d'entre les morts, sème le chaos et la dévastation partout où elle passe. Tout le monde s'imagien donc que la jeune Effigie est passée à l'ennemi et travaille main dans la main avec Saul.  Belle a quitté le groupe, Chae Rin et Lake ont disparu, la Secte, désormais démantelée, est remplacée par une organisation aux buts terrifiants, toujours sous l'égide de Blackwell. Tout autour du globe, les Effigies sont recherchées pour leurs crimes. Et Maia ? Personne n'en a entendu parlé depuis des semaines. Pourtant, découvrir le lien mystérieux qui uni Saul, Blackwell et les Spectres est désormais d'une urgence vitale – sinon, il ne restera bientôt plus rien du monde que les Effigies ont lutté, génération après génération, pour sauver du désastre...  Quatre filles, quatre pouvoirs : le dernier rempart contre les ténèbres ! Girl power, souvenirs résurgents et légendes anciennes, découvrez une course contre la montre épique qui couvre le monde entier... 

    Ouf ! J'ai ENFIN pris le temps de terminer la trilogie des Effigies, dont j'avais énormément apprécié les deux premiers tomes ! Quant à ce tome-ci...

    Pour commencer, je dois admettre que c'est rarissime, mais j'ai été fortement impressionnée par la taille monumentale de ce bouquin (quasi 700 pages) ! Et du coup, j'ai préféré le lire en version numérique ! C'est bien la première fois que je me détourne de l'exemplaire papier pour lui préférer le format sur liseuse, mais avouons que niveau confort de lecture, c'est nettement mieux !

    En ce qui concerne l'histoire en elle-même, j'étais ravie de retrouver Maia et les autres, cependant j'ai eu du mal à vraiment rentrer dans l'histoire. J'aurais du mal à expliquer pourquoi. Je n'étais pas vraiment perdue, je me souvenais plutôt bien des tomes 1 et 2, mais j'ai trouvé que ce troisième volet manquait parfois un peu d'entrain et d'énergie, exception faite de la partie finale qui, elle, est très prenante.

    Il y a des ficelles un peu trop grosses, même pour un livre de ce genre, et par exemple le coup de la sœur jumelle diabolique est un peu trop facile. De même, j'ai trouvé que l'ensemble était finalement trop gentillet, je me serais attendue à une issue plus sanglante pour un ou deux personnages. Disons que c'est mon côté psychopathe qui s'exprime !

    La lecture a été agréable dans l'ensemble, mais j'ai parfois été perdue, notamment dans les scènes de divination, et dans cet imbroglio Alice/Saul/Nick. Le rythme m'a semblé entravé par des longueurs quelque peu inutiles, qui ressemblaient un peu à du remplissage et n'apportaient finalement rien de plus à l'intrigue.

    Bizarrement, dans l'ensemble, le personnage auquel je l'ai plus adhéré est celui de Belle. Maia m'a semblée nettement trop lisse et prévisible, Lake et Chae Rin sont plutôt en retrait et sont finalement un peu trop caricaturales. L'esprit de groupe n'est finalement présent qu'à la toute fin du roman, parce que Maia a quelque peu tendance à voler la vedette à ses copines.

    Bref, sans être une déception totale, je reconnais avoir tout de même préféré les deux premiers tomes, qui tombaient moins dans la caricature.

    Mention spéciale tout de même pour la fin du roman, que j'ai clairement adoré, et qui pourrait laisser supposer (peut-être...) une éventuelle suite !


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  •  

    Auteur : Heidi Perks

    Genre : thriller psychologique

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

     

    Je suis rarement surprise par les thrillers que je lis, probablement parce que j'ai l'esprit un peu machiavélique et que j'ai toujours tendance à flairer ce que l'auteur manigance. Mais pour le coup, j'avoue avoir été totalement bluffée par ce titre !

    Dès le départ, j'ai été intriguée par la personnalité des deux protagonistes principales, Harriet et Charlotte. Harriet, au départ, m'a agacée de par sa passivité, son tempérament anxieux (ce qui est rigolo, sachant que niveau anxiété je ne suis pas mal non plus...), son apparente incapacité à décider de quoi que ce soit... Charlotte, elle, m'a fait pitié, car elle subit dès la disparition d'Alice le rejet d'une communauté qu'elle pensait unie, tout en se faisant son propre procès.

    Soyons honnête, dans la première partie du roman, j'ai vraiment, vraiment eu des doutes quant à l'état mental de Harriet, ne sachant pas trop si cette impression de "folie" venait de ce qu'elle subissait (la disparition de sa fille unique) ou si le mal était plus ancien.

    Heureusement, au fil de la lecture, j'ai compris que les choses étaient plus complexes que ça. Mais comme je ne veux pas dévoiler le mystère aux lecteurs n'ayant pas encore ouvert le livre, je dirais juste une chose : attendez-vous à être surpris, et pas qu'un peu !

    Je dois dire que mon sentiment de pitié pour Charlotte n'a fait que grossir au fur et à mesure que je comprenais les tenants et les aboutissants de cette affaire. Pauvre Charlotte, c'est finalement elle la principale victime dans l'histoire ! Et à sa place, je pense que j'aurais très, très, très mal réagi : je l'ai trouvée très stoïque, très digne, et la fin m'a laissé une certaine impression de malaise.

    Un excellent thriller psychologique, sans une goutte de sang mais avec une grande violence malgré tout. Du genre qu'on ne voit pas, mais qui détruit, petit à petit...

    Un énorme merci à NetGalley et aux Editions Préludes pour cette belle découverte. Il va sans dire que je lirai les autres romans de l'auteur.

     


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  • Auteur : Karen Thompson Walker

    Genre : littérature générale, fiction

    Avis rapide : money

    Résumé : Dans une petite ville universitaire de Californie du Sud, la vie des habitants est soudain transformée par un mystérieux phénomène que personne ne peut expliquer ni contrôler. La population sombre dans un profond sommeil d'où nul n'arrive à sortir. Et pendant ce temps, tous rêvent... Les personnages s'entrecroisent. Mei, la première confrontée à ce mal, découvre sa colocataire endormie, et la fait hospitaliser. Sarah et Libby, deux jeunes soeurs partageant la vie de leur père atteint de catastrophisme, vont en son absence apprendre à faire face à la réalité. Ben et Annie, enseignants venus de Brooklyn avec leur bébé, tentent d'échapper à la menace en franchissant le cordon sanitaire imposé par la police. En vain. Ce récit à la puissance romanesque captivante emporte le lecteur dans un univers où se mêlent le rêve et la réalité, comme dans la célèbre comédie de Shakespeare, Le Songe d'une nuit d'été.

    (J'ai reçu ce livre dans le cadre d'un partenariat NetGalley, mais j'ai volontairement mis le résumé d'Amazon, car le résumé de NetGalley dévoilait la moitié de l'intrigue...)

    J'avoue avoir abordé ce livre comme un thriller, et c'est sûrement pour cela que j'ai été un peu désarçonnée par la fin... Car en fait, il s'agit bien là d'un roman littéraire, sans lien aucun avec l'univers du thriller. Pour autant, passé ce petit instant de perplexité devant l'ultime chapitre, j'ai apprécié ce voyage dans la petite ville de Santa Lora en compagnie des différents personnages. Ma préférence va à Sarah et Libby, mais aussi à Mei. J'ai moins accroché avec Annie et Ben, jeunes parents dépassés par les événements et perdus dans leur relation...

    L'histoire est captivante dès les premières lignes, et on a vraiment du mal à savoir quoi en attendre. Malgré ce flou artistique, on se surprend à enchaîner les chapitres, et à partager un peu du quotidien perturbé des protagonistes. Petit reproche, j'ai trouvé que l'auteur insistait un peu trop sur la dimension onirique (normal, vu le titre...) et pas assez sur l'impact dans le monde réel. On parle bien de pillage à un moment donné, mais ça reste superficiel et plutôt gentillet dans la forme. De ce fait, ça perd beaucoup en crédibilité, mais au final je pense que l'auteur ne cherchait absolument pas à ancrer son histoire dans la réalité.

    La fin est très (trop ?) ouverte, ce qui est un peu frustrant... La dimension fantastique qui apparaît dans les derniers chapitres laisse place à différentes interprétations, mais j'aurais bien aimé que l'auteur nous fournisse la sienne, plutôt que de nous laisser libre de choisir la nôtre.

    J'ai passé un bon moment de lecture et je remercie NetGalley et les Editions JC Lattès pour ce partenariat !

     

     


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  • Auteur : Emile Gauthier & Sébastien Lévesque

    Genre : histoires vraies

    Avis rapide : 

    Résumé : La face cachée d'Internet recèle de bien étranges histoires... Distorsion est un podcast québécois qui traite d'histoires étranges qui sont nées sur le web et sont alimentées par une communauté d'internautes avides de sensations fortes. 

    Dans ce livre , vous trouverez une sélection de 13 histoires de true crime, dark web, disparitions et légendes urbaines parmi les 60 existantes :8 histoires des plus populaires du podcast,  et 5 totalement inédites. pour lesquelles le web s'enflamme, et qui se sont déroulées aux quatre coins de la planète.  Ces histoires savamment élaborées répondent en tous points aux attentes des lecteurs en quête de mystères et de suspense. 

    Quand j'avais une douzaine d'années, j'étais fan des recueils de Pierre Bellemare, et j'ai depuis conservé un plaisir coupable pour ce genre de livres. C'est donc tout naturellement que ce titre est arrivé sur ma liseuse. Je ne connaissais pas du tout les deux auteurs, et encore moins leur podcast qui semble avoir une certaine audience auprès des francophones. J'écoute très peu la radio, et jamais de podcasts, ceci doit expliquer cela.

    Malgré tout, quelques-unes de ces histoires ne m'étaient pas inconnues, puisqu'ayant fait l'objet d'un battage médiatique ici dans l'Hexagone. C'est notamment le cas de l'affaire dite "Xavier Dupont de Ligonnès"... Les auteurs présentent les faits sans chercher à se donner des allures de détective, et j'avoue que j'ai plutôt apprécié ce choix. Ils insistent surtout sur les liens des différents dossiers traités avec le monde numérique, ou sur l'impact que certaines affaires ont pu avoir sur les réseaux sociaux. Voire l'inverse, sur le rôle souvent cruel des réseaux sociaux, et sur leur pouvoir de nuisance, par exemple pour cette pauvre Amanda Todd, dont j'avais déjà entendu le nom sans pour autant avoir eu tous les éléments en main.

    Evidemment, ce n'est pas de la grande littérature, mais j'ai trouvé la tonalité choisie intéressante et dépourvue de voyeurisme. Quelque part, les auteurs cherchent à faire prendre conscience à leurs lecteurs des dangers et de la puissance du Net, et j'aurais tendance à dire qu'il faudrait au moins faire lire l'histoire d'Amanda Todd aux lycéens, pour leur faire prendre conscience des dangers auxquels ils peuvent s'exposer sans le savoir.


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  • Auteur : Jennifer Chambliss Bertman

    Tome 1

    Genre : aventure / jeunesse

    Avis rapide : ^^

    Résumé : Un livre caché. Un message codé. La chasse peut commencer. Émily est une passionnée de la Chasse aux livres, un jeu créé par son idole, le célèbre éditeur californien Garrison Griswold. Il s'agit de décrypter des messages codés pour trouver l'emplacement de livres cachés ! Mais lorsqu'elle emménage avec ses parents à San Francisco, patrie de la Chasse aux livres, elle est choquée d'apprendre que M. Griswold a été agressé alors même qu'il allait lancer une nouvelle quête livresque d'une ampleur inédite. À elle et à ses amis de jouer !

    Ce livre m'intriguait depuis sa parution, et lorsque j'ai pu me le procurer au format numérique, je n'ai pas hésité bien longtemps ! Verdict ?

    Voilà un petit roman jeunesse bien sympathique, qui nous entraîne dans une passionnante chasse aux livres avec une héroïne attachante ! La thématique est plutôt originale, avec un air de chasse au trésor, et en même temps on sent que l'auteur veut transmettre à ses jeunes lecteurs sa passion pour la lecture. Malgré le public visé, le lecteur adulte peut y trouver son compte : le style n'est pas trop enfantin, les péripéties s'enchaînent avec une certaine vraisemblance, et l'ensemble se dévore en quelques petites heures.

    Il est évident que je lirai les tomes suivants !

    A noter que si Book Scavanger est à la base une invention, l'idée a donné lieu à une vraie chasse aux livres à travers les USA ! Je ne peux qu'adhérer au concept !

     


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  • Je n'ai pas encore abordé la question de la différence homme/femme chez les Aspies, et pourtant il y aurait matière à le faire.

    Le souci, c'est que je suis une femme (même si j'ai toujours eu du mal à m'inclure dans un genre précis...) et que j'ignore tout de la façon dont un homme vit son Asperger.

    Je sais que chez la femme, Asperger se diagnostique plus difficilement, notamment à l'âge adulte (je pense en être un bon exemple...) du fait d'une facilité toute féminine à jouer les caméléons.

    J'ai croisé ce petit visuel sur https://aspieconseil.com/blog/ et j'ai eu envie de le poster par ici, car il est très parlant !

     

    J'en profite pour rebondir sur les thématiques féminines :

    Je pense qu'effectivement mes difficultés sociales sont masquées, du moins si on me regarde de loin, sans prêter attention à mon fonctionnement quotidien. Disons que je fais illusion socialement. Je peux échanger, mener une conversation, et même si j'ai l'image de quelqu'un de froid et réservé, je reste capable de m'inclure dans un contexte social, quand bien même je n'en retire aucune satisfaction.

    Pour l'hypersensibilité, pareil... Je me reconnais bien dans la description, de même que dans les rituels mentaux. D'ailleurs, j'ai longtemps cru que tout le monde se parlait et se motivait via un dialogue intérieur. Je pensais que c'était le propre de tout être humain, et rigolez si vous voulez, j'ai découvert que ce n'était pas le cas très récemment, via un groupe Facebook américain dédié aux Aspies ! Je le fais en permanence, pour tout et pour rien, parfois même à voix haute. Et toute ma journée est ritualisée. Par exemple, si une pensée m'est négative et me met mal à l'aise, je dois la formuler trois fois à voix haute pour l'exorciser. Si si.

    Ne parlons pas de la comorbidité... Je suis en plein dedans pour l'anxiété...

    Ah, la maternité ! Pas désirée, c'est le moindre que l'on puisse en dire ! Le fait de lier clairement ce non-désir d'enfant (voire même ce rejet complet de la maternité, car pour moi c'en est clairement un !) et Asperger est très intéressant et, quelque part, assez réconfortant. Par contre, je ne me reconnais pas du tout comme étant "plus à risque de subir des abus sexuels" car je déteste tellement la promiscuité que je suis capable de filer une gifle à quelqu'un qui ne ferait que m'effleurer accidentellement l'épaule...donc je ne préfère pas penser à ce que je pourrais tenter de faire à quelqu'un qui chercherait un contact plus intime !

    Quant au risque de sous-diagnostic, je valide... Mon généraliste n'a jamais été convaincu par le pré-diagnostic et j'ai longtemps été taxée de phobique sociale, timide maladive, dépressive, j'en passe ! Je ne ressemble pas à une "autiste" telle qu'on se l'imagine, et malheureusement on parle d'autiste Asperger, pas d'Asperger tout court. On se fait même copieusement remettre à sa place, parfois, quand on veut se définir comme Asperger et que la personne en face connait des autistes profonds. Evidemment, la comparaison n'a pas grand-chose à voir, ce serait comme comparer un malvoyant et un aveugle, mais pour les gens (et même parfois pour les professionnels de la santé !) la subtilité est difficile à saisir...

     


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